Variole : destruction des stocks de virus en 2011 ?

 
Si la variole a disparu, la bataille autour du devenir des stocks de virus conservés dans 2 laboratoires continue d’opposer les partisans de leur destruction aux partisans de leur conservation. La décision de destruction avait déjà été prise pour… 1993 ! Depuis, elle a constamment été reportée : 1995, 1999, 2002. Pour quels enjeux ? L’Assemblée mondiale de la santé vient de prendre une décision : en mai 2011 elle devrait fixer une nouvelle date pour la destruction définitive de ces stocks…

Le problème n’est pas nouveau puisque la destruction de ces stocks particulièrement sensibles de virus varioliques avait d’abord été prévue pour fin 1993, puis reportée en juin 1995, puis en juin 1999…Une nouvelle date devait être définie fin 2002. Mais certains laboratoires avaient ensuite manifesté leur opposition en avançant la nécessité de poursuivre les recherches sur ce virus et avaient soutenu l’idée qu’il avait été clandestinement transporté vers d’autres laboratoires et pourrait être entre les mains d’Etats peu scrupuleux, voire de groupes terroristes. Fin 2001 le monde entier sera témoin d’un étrange épisode qualifié de bio-terrorisme et où une attaque à la variole fut présentée comme étant quasi imminente, poussant de grands Etats, dont la France, à passer aussitôt commande de grosses quantités de vaccins… Y-avait-il urgence à ce point ? Rétrospectivement on pourrait s’interroger : la situation aurait-elle été crée de toute pièce pour exploiter l’émotion mondiale née de l’attaque des tours jumelles? Pour essayer d’y voir plus clair dans cet imbroglio voici l’historique de la question de la destruction des stocks de virus variolique. On y devinera un match où les enjeux sont sans doute très importants mais pourraient nous échapper. La variole ayant disparu, notre intérêt pour cette maladie a pu s’estomper et beaucoup de données nous manquent. Rappel : l’Assemblée mondiale de la santé (AMS) rassemble une fois par an, en mai, les délégations des Etats membres de l’OMS. Ces délégations sont généralement menées par les ministres de la santé des Etats et c’est cette assemblée qui prend les grandes décisions que le bureau de l’OMS aura pour mission de réaliser. L’AMS est donc l’organe de décision de l’OMS. SOMMAIRE Destruction des virus : une décision sans cesse reportée... Virus variolique : outil de recherche mais avec risque de dissémination Bio-terrorisme ou Psycho-terrorisme ? L'opération Dark Winter Pourtant, la variole n'est pas contagieuse pendant l'incubation ! Poursuite des études sur les virus vivants Mai 2008 : l’OMS fait le point Le délicat problème des recherches sur l’ADN variolique Destruction des virus : une décision sans cesse reportée... Le 15 avril 1999 le Conseil exécutif de l’OMS faisait le point sur la destruction des stocks de virus varioliques depuis l’éradication de la maladie, c’est à dire de la circulation du virus sauvage dans la population mondiale : « 1980 : l’éradication mondiale de la variole a été confirmée (résolution WHA33.3). {WHA est le sigle de l’AMS en anglais et 33 désigne la 33e session de l’AMS c’est à dire l’année 1980, la première session ayant eu lieu en 1948} 1981 à 1986 : l’OMS a mis en oeuvre un programme visant à appliquer la politique pour l’ère post-éradication contenue dans le rapport de 1979 de la Commission mondiale pour la Certification de l’Eradication de la Variole et approuvée par l’Assemblée de la Santé dans la résolution WHA33.4. 1981 à 1984 : le Comité sur les Orthopoxviroses a examiné d’année en année les progrès accomplis. En 1986, ce Comité a fait le point de la mise en oeuvre des 19 recommandations relatives à la politique pour l’ère post-éradication approuvées par l’Assemblée de la Santé en 1980 et elle a adressé des recommandations au Directeur général sur la politique que devait suivre l’OMS. Conformément aux recommandations 9 et 10 de la Commission mondiale approuvées dans la résolution WHA33.4, tous les stocks connus de virus variolique ont été rassemblés dans deux centres collaborateurs de l’OMS au milieu des années 80, l’un dans la Fédération de Russie et l’autre aux Etats-Unis d’Amérique, pour assurer la sécurité biologique et la sécurité. » Plus précisément, ces laboratoires sont situés à Koltsovo, région de Novossibirsk et au CDC d’Atlanta « Le Comité a aussi recommandé la destruction de tout stock de virus variolique restant. » « Un Comité ad hoc sur les Orthopoxviroses a ensuite été chargé d’évaluer les progrès accomplis et les activités en cours du programme pour l’ère post-éradication à partir de 1986 et, plus spécialement, d’examiner la recommandation antérieure concernant la destruction de tous les stocks de virus variolique restants. Le Comité ad hoc s’est d’abord réuni en décembre 1990. Une deuxième réunion a eu lieu en septembre 1994 et une troisième en janvier 1999. » « En 1990, le Comité ad hoc a recommandé la destruction au 31 décembre 1993 des stocks restants détenus dans les deux centres collaborateurs de l’OMS. Les stocks, cependant, n’ont pas été détruits en raison de l’inquiétude exprimée par la communauté scientifique aux plans de la santé publique et de la recherche. Une demande a aussi été adressée au Conseil exécutif à sa quatre-vingt-treizième session (janvier 1994), visant à ce que la question soit soumise au Conseil avant la destruction définitive des stocks. Le Comité ad hoc s’est réuni à nouveau en septembre 1994 et il a proposé de fixer au 30 juin 1995 la date de la destruction des stocks restants. A sa quatre-vingt-quinzième session, le Conseil a toutefois décidé de reporter à une session ultérieure l’examen du rapport du Comité ad hoc. » « En 1996, à la suite d’une proposition à cet effet du Conseil exécutif à sa quatre-vingt-dix-septième session, l’Assemblée de la Santé a adopté la résolution WHA49.10 recommandant que les stocks soient détruits le 30 juin 1999, après une nouvelle décision prise à cet effet par l’Assemblée de la Santé. La période de 1996 à 1999 devait être mise à profit pour arriver à un consensus plus large sur la question. » Virus variolique : outil de recherche mais avec risque de dissémination « Les membres du Comité ad hoc n’étaient pas unanimes. Cinq d’entre eux se sont prononcés en faveur de la destruction de tous les stocks de virus variolique existants avant le mois de juin 1999, conformément à la résolution WHA49.10 {1996}. Deux membres souhaitaient leur destruction, tout en préconisant un réexamen dans cinq ans, et deux étaient favorables à la conservation des stocks. Les membres favorables à la conservation du virus estimaient qu’il ne faudrait pas se priver d’une source éventuelle d’informations scientifiques pour l’avenir. Tout en convenant de l’intérêt de ces observations, les autres membres ont déclaré que le risque de dissémination du virus les inquiétait davantage. » C’est sans doute pour cette raison que le Conseil exécutif a néanmoins formulé cette proposition à l’AMS : « Compte tenu de ces informations, si l’Assemblée de la Santé souhaite adopter une résolution mettant en oeuvre sa recommandation contenue dans la résolution WHA49.10, le texte d’une résolution à cet effet pourrait s’énoncer comme suit : La Cinquante-Deuxième Assemblée mondiale de la Santé, DECIDE que la destruction des stocks restants de virus variolique, y compris tous les virus de la variole mineure, l’ADN génomique viral, les prélèvements cliniques et autres matériels contenant le virus variolique infectieux, débutera le 30 juin 1999 et s’achèvera le 31 décembre 1999. » C’était une proposition du Conseil exécutif de l’OMS à l’AMS qui tenait sa session annuelle 1 mois plus tard. La proposition ne fut pas adoptée et les stocks de virus n’ont pas été détruits. Un an plus tard, au cours de sa réunion du 10 avril 2000, le Conseil exécutif de l’OMS avance des arguments en faveur de la nécessité de pouvoir utiliser des virus variolique vivants, en particulier pour la mise au point de tests diagnostiques de la variole : « La nécessité de pouvoir disposer de nouvelles techniques permettant de mettre en évidence le virus variolique au cas où la variole ferait sa réapparition a été débattue. Des méthodes innovantes de diagnostic et de détection des agents infectieux ont été mises au point et certaines ont déjà été incorporées dans les matériels les plus récents. Ces techniques et matériels permettent de déceler les infections précocement et avec une grande sensibilité, mais demandent encore à être validées dans le cas du virus de la variole dans des conditions de terrain simulées, ce qui nécessitera l’accès à des stocks de virus vivant. Le Comité a recommandé que la validation des tests et du matériel de détection/diagnostic soit effectuée au moyen de virus variolique vivant si nécessaire. » D’autres types de recherches sur les antiviraux, la validation de nouveaux vaccins nécessitent aussi le recours aux virus vivants. Il serait essentiel pour tester les différents produits de disposer d’un modèle animal valable permettant d’expérimenter. Mais ce modèle n’était pas défini à l’époque et la faisabilité paraissait incertaine : « La plupart des participants ont accepté les arguments en faveur d’une recherche dans ce domaine, mais ont noté que la recherche sur le virus variolique se poursuivait depuis des décennies et n’avait toujours pas permis d’identifier un modèle animal approprié. On peut donc douter que l’on parvienne à mettre au point un modèle susceptible de produire des données qui pourraient être directement corrélées avec l’infection chez l’homme. » Le Conseil prévoit néanmoins que toutes ces recherches devraient être terminées fin 2002 pour qu’il soit alors possible de fixer une date pour procéder à la destruction des stocks… « En mai 1999, l’Assemblée de la Santé a décidé, dans sa résolution WHA52.10, d’autoriser le maintien temporaire, mais au plus tard jusqu’en 2002, des stocks existants de virus variolique dans les sites actuels1 pour permettre la poursuite des travaux de recherche internationaux. L’Assemblée a prié le Directeur général de nommer un nouveau groupe d’experts qui serait chargé de décider des recherches à effectuer, le cas échéant, pour arriver à un consensus mondial sur la date de la destruction des stocks existants de virus variolique. » Bio-terrorisme ou Psycho-terrorisme ? Il est reconnu que le virus de la variole est difficile à manipuler et à répandre alors que d’autres produits biologiques comme la ricine et la toxine botulinique sont beaucoup plus aisés à se procurer et utiliser. Pourtant, chacun a pu constater que la menace de la variole a été brandie avec beaucoup d’intensité, tout particulièrement après le 11 septembre 2001 et l’étrange épisode des lettres contenant des bacilles militarisés d’anthrax aux USA en octobre 2001. Quelle a été la part du risque objectif et du conditionnement psychologique dans toutes ces affaires ? A l’époque, Saddam Hussein fut soupçonné par Bush de disposer du virus de la variole et d’être prêt à attaquer les USA avec ce virus en représailles à une attaque américaine contre l’Irak. Cette crainte "justifia" en Israël et aux Etats-Unis des campagnes de vaccination antivariolique qui ont provoqué plusieurs accidents graves. Il y eu par exemple quatre cas graves en Israël pour 15000 vaccinations. Les premiers soldats américains envoyés en Irak avaient été vaccinés contre la variole. L'opération Dark Winter En juin 2001, trois mois avant le 11 septembre, les Etats-Unis avaient organisé l'opération Dark Winter, une simulation d'attaque par la variole dans des supermarchés de trois grandes villes américaines. C’était un exercice d’alerte organisé par par l'Institut de défense nationale, le Centre de recherches stratégiques international, l'Institut de prévention du terrorisme. Le journal Le Monde du 26/10/2001 décrit ainsi l’exercice : " L'attentat ne laissait aucune trace avant qu'une dizaine de jours plus tard les services d'urgence des hôpitaux ne soient submergés de malades. Les personnes contaminées ayant, à leur insu, infectées leur entourage, l'épidémie se serait répandue dans tout le pays avant d'être détectée. En deux mois, elle aurait fait un million de morts. Seul remède, le vaccin antivariolique. Le gouvernement américain vient donc de décider d'une commande de 40 millions de doses de vaccin qui s'ajouteront aux 15 millions de doses déjà stockées [ et envisagent de constituer un stock de 300 millions de doses ]. » Pourtant, la variole n'est pas contagieuse pendant l'incubation ! Détail étonnant, la simulation qui dura 2 jours s’est déroulée en présence du président des Etats Unis ! Les critères retenus par les spécialistes qui avaient organisé cette simulation sont aussi très surprenant car il est parfaitement établi que la variole n’est pas contagieuse pendant l’incubation et que la contagiosité débute environ 2 jours après le premier symptôme. Il est donc impossible que des personnes infectées mais non encore malades puissent contaminer d’autres personnes. Cette donnée épidémiologique fondamentale est très clairement précisée dans le rapport de 145 pages rédigé par la Commission mondiale pour la certification de l’éradication de la variole (voir mon article sur l’éradication de la variole) ou dans l’étude de l'Institut de Veille Sanitaire (utilisation du virus de la variole comme arme biologique pages 8-9). Après une période d’incubation d’environ 12 jours en moyenne les premiers symptômes de la maladie apparaissent : une fièvre très intense (40°) obligeant le malade à s'aliter. En règle générale c'est seulement quand survient l'éruption, 2 jours plus tard, que le malade deviendra contagieux pendant 4 semaines jusqu'à la chute des croûtes. Dans leur étude, les experts de l'InVs considèrent que pour se réaliser, la transmission directe demande un face à face rapproché à moins de deux mètres avec le malade. Une transmission indirecte est cependant possible, soit par le relais de certains éléments biologiques en provenance du malade soit par le relais de croûtes accrochées aux vêtements ou à la literie et qui pourraient libérer le virus si elles étaient écrasées, mais seulement pendant quelques semaines, le virus ne pouvant pas survivre dans un environnement normal. Quand une personne contaminée est en état de transmettre la maladie, elle est alitée et couverte de pustules blanches. C'est pourquoi, même si le malade est potentiellement très contagieux, le plus souvent il ne transmettra la maladie qu'à un nombre restreint de personnes, celles qui l'auront approché de très près. C'est d'ailleurs l'ensemble de ces conditions qui permirent l'éradication de la maladie. En 2001-2002 il a été affirmé que des terroristes kamikazes pourraient se laisser contaminer par le virus de la variole supposé être en leur possession et se promener dans les métros et les supermarchés pendant 8 jours afin de contaminer des milliers de personnes. C’était tout à fait contraire aux propriétés fondamentales de la variole. Poursuite des études sur les virus vivants C’est donc dans un contexte émotionnellement très fort et plutôt chaotique que l’OMS a dû surseoir, fin 2001, à son projet de destruction définitive du virus variolique. Le Conseil exécutif de l’OMS, au cours de sa session du 20 décembre 2001 reconnaît que sa principale préoccupation avait été de prendre la décision de repousser la date de destruction des virus : « La principale recommandation du Comité a donc été qu’il fallait envisager sérieusement de repousser la date prévue pour la destruction des stocks de virus variolique afin de permettre l’achèvement de l’essentiel des recherches. En outre, ces recherches supplémentaires sur le virus variolique vivant devraient continuer d’être suivies de près et passées en revue sous les auspices de l’OMS, et des mesures devraient être prises pour faire en sorte que toutes les recherches approuvées restent axées sur les résultats et limitées dans le temps et soient périodiquement réexaminées. » trois mois plus tard, le 5 avril 2002 le Conseil exécutif prépare la prochaine résolution de l’AMS pour mai 2002 : « DECIDE d’autoriser à nouveau le maintien temporaire des stocks existants de virus variolique vivant dans les sites actuels spécifiés dans la résolution WHA52.10 aux fins de la poursuite des travaux de recherche internationaux, étant entendu qu’ils devront être menés à bien aussi rapidement que possible et qu’une nouvelle date concernant la destruction des stocks devra être fixée lorsque les réalisations et les résultats des travaux de recherche permettront de dégager un consensus sur la date de destruction des stocks de virus variolique. » Après la secousse apparemment très artificielle de 2001-2002 sur la menace représentée par la variole, l’OMS doit laisser du temps au temps. Les recherches vont donc se poursuivre pendant plusieurs années. Mai 2008 : l’OMS fait le point En préparation de l’AMS de mai 2008 l’OMS a préparé un bilan de la situation. Il est rappelé que : « Dans la résolution WHA60.1, { en mai 2007} l’Assemblée de la Santé priait le Directeur général de procéder en 2010 à un examen majeur des résultats des recherches entreprises et actuellement en cours, afin que la Soixante-Quatrième Assemblée mondiale de la Santé {en mai 2011} puisse parvenir à un consensus mondial sur la date de destruction des stocks existants de virus variolique. » « Il est également rappelé que si l’AMS avait prolongé l’autorisation du maintien des stocks existants de virus variolique vivant, il était temporaire et il était entendu que toutes les recherches approuvées resteraient axées sur les résultats et limitées dans le temps et que les réalisations et les résultats de ces travaux seraient périodiquement examinés ». Détention des souches virales . Le Comité a examiné les données relatives aux souches de virus variolique et isolements primaires des deux collections et n’a constaté aucun changement. Le Comité a pu constater que les matériels des deux collections correspondaient aux inventaires et étaient conservés dans les conditions de sécurité voulues ». Manifestations cliniques de la variole. « Les études n’ont permis d’obtenir aucune information permettant de relier des isolements viraux particuliers aux caractéristiques de la maladie. » Modèles animaux pour usage du virus variolique vivant. « Le Comité a pris note de ce que bon nombre des objectifs des travaux visant à affiner le modèle de la variole humaine chez le primate afin de tester les antiviraux ont désormais été atteints, mais que des travaux complémentaires pouvaient encore être nécessaires pour améliorer ce modèle afin qu’il permette d’évaluer ces antiviraux en vue de leur homologation. » Un nouvel antiviral. « Le Comité a pris note des progrès récents enregistrés dans le développement du ST-246, un antiviral, qui empêche toute croissance des orthopoxvirus in vitro, permet de traiter toutes sortes d’orthopoxviroses chez les modèles animaux, et semble être sans danger et bien toléré chez ces modèles. » Un nouveau vaccin. « Le Comité a examiné de nouvelles approches prometteuses. Un nouveau vaccin antivariolique (ACAM 2000) a été homologué dans un Etat Membre. Les travaux sur deux vaccins de troisième génération (MVA et LC16m8) ont montré qu’ils sont sans danger et moins réactogènes, et des données préliminaires laissent à penser que la vaccination et le niveau de production d’anticorps neutralisants étaient comparables à ceux des vaccins de première et deuxième génération. Des études complémentaires sur ces deux vaccins sont en cours. Le Comité a évoqué les questions réglementaires relatives aux normes d’homologation des vaccins de troisième génération, soulignant l’absence d’un modèle animal satisfaisant permettant de tester l’efficacité des vaccins antivarioliques et la méconnaissance des indicateurs de la protection contre la variole humaine. Il est cependant apparu qu’au moins deux instances de réglementation n’exigeront pas obligatoirement un modèle animal avec virus variolique vivant pour l’homologation d’un vaccin de troisième génération. » Traitement de l’eczéma vaccinal. « Il a été fait état du traitement d’un cas d’eczéma vaccinal engageant le pronostic vital. Le Comité a pris note de ce que l’utilisation du ST-246 semble avoir été particulièrement bénéfique et a été suivie de la guérison du malade. Par conséquent, le ST-246 doit être envisagé comme une possibilité de traitement précoce si son innocuité et son efficacité chez l’homme sont confirmées par des études complémentaires. » Le délicat problème des recherches sur l’ADN variolique C’est une question très sensible en raison de l’usage qui pourrait en être fait et l’OMS entend surveiller cette affaire de très près pour garder, comme elle dit, « la confiance de la communauté de santé publique ». A lire la formulation adoptée dans les textes ci-dessous on peut supposer que ce n’est pas toujours une tâche facile !!! Analyse des séquences d’ADN des virus varioliques. « Comme recommandé précédemment par le Comité, aucun séquençage complémentaire de l’ADN génomique n’a été entrepris, à l’exception de celui d’une souche asiatique de la collection russe, qui est actuellement en cours dans le centre collaborateur russe de façon à compléter la représentation de la diversité géographique des virus. » Examen des travaux des laboratoires ayant obtenu de l’ADN du virus variolique avec l’autorisation de l’OMS. Espérons que tous les laboratoires engagés dans ces recherches le sont avec autorisation de l’OMS ! « Dans le cadre de l’obligation qui lui incombe de surveiller les activités de recherche utilisant des portions de l’ADN du virus variolique, le Secrétariat a présenté les données préliminaires d’une enquête effectuée dans les laboratoires connus pour être engagés dans ce type de recherche. Les laboratoires concernés ont été repérés grâce aux dossiers de l’OMS regroupant les demandes approuvées de fragments de l’ADN du virus variolique, aux dossiers des Centers for Disease Control and Prevention sur la distribution de tels fragments et aux publications concernant ces fragments parues depuis 1994. » Si je comprends bien les déclarations spontanées seraient plutôt rares ? « Si un membre du Comité a fait part de ses préoccupations au sujet de la méthodologie suivie pour réunir les données préliminaires, le Comité a salué l’effort consenti. Il a estimé que l’OMS devrait continuer à avoir accès aux informations les plus récentes concernant l’utilisation et la distribution des fragments de l’ADN du virus variolique, pour garder la confiance de la communauté de santé publique dans son ensemble. Il a reconnu qu’il fallait prendre d’autres mesures pour terminer les travaux et a recommandé que le Secrétariat poursuive ses efforts pour une meilleure sensibilisation aux règles et principes directeurs régissant l’utilisation et la distribution de l’ADN du virus variolique. » Transfert de l’ADN du virus variolique. « Le Comité a recommandé que le libellé des recommandations et lignes directrices actuelles concernant le transfert de l’ADN du virus variolique ne soit pas modifié, le principal problème rencontré ayant été celui de la diffusion et de la communication plus larges des recommandations et lignes directrices existantes. En outre, il a estimé que les principes généraux sous-tendant ces règles devraient être précisés et soulignés. » « La remise à des tierces parties de fragments de l’ADN du virus provenant de laboratoires dont les projets ont été approuvés par l’OMS est une préoccupation importante. Le Comité a convenu qu’un tel transfert exige l’autorisation de l’OMS et doit être contrôlé par exemple par le biais d’accords appropriés sur le transfert de matériel conclus entre les laboratoires qui les distribuent et ceux qui les reçoivent, un exemplaire de ces accords étant adressé à l’OMS. » Je pense qu’on peut deviner que l’OMS a beaucoup de mal pour tout contrôler, ce qui laisse supposer qu’il y a des raisons importantes pour tenter de poursuivre des recherches en dehors de tout contrôle. Raison de plus pour suivre cette affaire dans l’avenir et de voir dans quelles conditions et dans quels délais il deviendra possible de procéder à la destruction définitive des fameux stocks. En espérant qu’aucun laboratoire n’en gardera dans son sous-sol…

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